Trompette de Jéricho : planter et entretenir cette liane

Par Marine

Vous avez repéré cette liane opulente aux fleurs éclatantes et vous rêvez de la voir grimper chez vous ? On parle bien de la Trompette de Jéricho, ou Bignone, une plante qui en jette. Mais attention, elle a du caractère, et pas qu’un peu. Prêt à la dompter ?

La Trompette de Jéricho, qui est-elle vraiment ?

Vous voulez tout savoir sur cette liane fascinante ? Plongeons dans l’identité et les caractéristiques de la Bignone, cette plante aux multiples facettes.

Découverte d’une liane aux fleurs flamboyantes

C’est sous le nom de Bignone, ou Campsis, que se cache la célèbre « Trompette de Jéricho ». Ses fleurs en forme de trompette explosent en un festival de couleurs : rouge, orange ou rose. La floraison s’étend généreusement de mai à octobre, offrant un spectacle durable. Vous verrez ses fleurs regroupées en bouquets de 4 à 12.

Une croissance spectaculaire et une robustesse à toute épreuve

Attendez-vous à une croissance rapide avec cette liane. La Bignone peut grimper d’environ 1 mètre par an, atteignant jusqu’à 10 mètres de hauteur à maturité. Ne vous inquiétez pas pour le froid : elle est rustique et supporte des températures entre -10°C et -15°C. Pour qu’elle s’épanouisse pleinement, offrez-lui du plein soleil, c’est impératif pour une floraison optimale.

Planter et entretenir votre Bignone : Les clés du succès

Pour que votre Bignone s’épanouisse, une bonne installation et un entretien régulier sont essentiels. Voici les étapes clés pour la voir fleurir abondamment.

Réussir la plantation : Le bon moment, le bon endroit

Vous pouvez planter votre Bignone au printemps ou à l’automne, idéalement entre novembre et mars. Préparez le sol : si votre terre est lourde, allégez-la avec du sable ou du compost. Prévoyez une distance de 3 à 4 mètres entre les plants si vous les disposez le long d’un mur. Laissez 1 à 2 mètres d’espace avec d’autres arbustes pour éviter la concurrence racinaire. Votre Bignone aura ainsi toute la place pour se développer.

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Soins quotidiens : Arrosage, rempotage et protection

Les jeunes plants de Bignone sont sensibles au froid hivernal. Protégez-les avec un bon paillage au pied, d’une épaisseur de 5 à 10 cm. Si vous cultivez en pot, un rempotage tous les trois ans est nécessaire. Choisissez un grand bac d’au moins 40 à 50 cm de côté. Cela permettra à la plante de renouveler correctement son système racinaire et d’assurer une bonne floraison.

La taille : Maîtriser sa vigueur pour une floraison abondante

  • Taillez la Bignone en fin d’hiver pour contrôler son développement.
  • Supprimez systématiquement les branches mortes ou abîmées.
  • Raccourcissez les pousses latérales de l’année précédente à 2 ou 3 bourgeons.
  • Coupez les fleurs fanées pour stimuler l’apparition de nouvelles.
  • Rajeunissez les vieilles plantes en coupant les tiges les plus anciennes au ras du sol.

Variétés de Bignone : Trouvez celle qui vous ressemble

Découvrez les diverses variétés et leurs spécificités. Il y en a pour tous les goûts et tous les jardins.

Un éventail de couleurs et de tailles pour tous les jardins

La Bignone n’est pas une seule et unique espèce. Plusieurs variétés offrent des paysages floraux très différents. Voici un aperçu rapide des plus populaires.

Variété Hauteur (m) Couleur des fleurs Floraison Rusticité (°C)
Campsis radicans Jusqu’à 10 Rouge, orange Été -15
Campsis grandiflora Jusqu’à 6 Orange-rouge Été tardif -8/-10
‘Madame Galen’ Jusqu’à 10 Orange saumoné Été -15
‘Indian Summer’ Jusqu’à 4 Orange vif Été -12
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Des « Summer Jazz » compactes aux géantes de 10m

N’ayez pas peur de la taille, car la Bignone se décline. Vous trouverez des séries compactes, comme le ‘Summer Jazz Gold’ qui ne dépasse pas les 3 mètres, parfait pour les petits espaces. Ou encore l’‘Indian Summer’, qui culmine à 4 mètres.

Pour les grandes ambitions, les variétés classiques comme ‘Madame Galen’ peuvent atteindre jusqu’à 10 mètres. Attention aussi à la rusticité : Campsis radicans résiste à -15°C, tandis que Campsis grandiflora supporte seulement -8/-10°C. Choisissez bien selon votre climat.

Gérer l’envahissement : Comment cohabiter avec votre Campsis

Ce n’est un secret pour personne : le Campsis peut vite prendre le dessus. Mais pas de panique, il existe des stratégies pour maîtriser sa nature envahissante.

Comprendre la nature envahissante du Campsis

Le Campsis a un petit côté rebelle. Sa nature envahissante vient principalement de ses racines traçantes. Elles se faufilent partout. De plus, elle produit des drageons qui apparaissent loin du pied mère. C’est la signature d’un envahissement potentiel. Une propagation rapide et indésirable est le signal pour agir.

Solutions pratiques pour contenir sa croissance

Pour dompter cette force de la nature, il faut agir avec fermeté. Vous pouvez couper et arracher manuellement les racines indésirables. Une bonne astuce est d’installer une barrière anti-rhizomes au moment de la plantation. Pour les variétés très vigoureuses, la culture en pot est une excellente alternative.

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